23 octobre 2009
Issoire ( 63 )
église st Austremoine






13 octobre 2009
St etienne du bois ( 85 ) 2/3
Les beaux vitraux de l'église












12 octobre 2009
St etienne du bois ( 85 ) 1/3









16 août 2009
église St Louis à La Roche / Yon ( 85 )
C'est la seule où le Christ est représenté, sur la quasi-totalité des vitraux, en bleu, blanc et rouge. Traditionnellement vêtu de blanc, il aurait été « rhabillé » après la chute de l'Empire.
L'édifice est le fruit de l'orgueil de l'Empereur pour qui « Napoléon », nom de la ville, à défaut d'avoir la cathédrale, se devait d'avoir la plus belle des églises de Vendée. C'est le plus vaste édifice religieux du département.
Les statues disposées au-dessus des vitraux n'en sont pas : ce sont des trompe-l'oeil, tout comme la voûte du bâtiment. Les colonnes portant le baldaquin au-dessus de l'hôtel ont tout l'air d'être en marbre... Mais elles sont en stuc. L'intérieur de l'église est d'ailleurs tout-à-fait semblable à celui de l'église Saint Philippe-du-Roule, à Paris.
Le grand orgue de la tribune est doté de 40 jeux et réparti sur trois claviers. Il a pourtant, aux yeux des organistes, beaucoup moins de valeur que le petit Cavaillé-Col à huit jeux, situé dans le choeur.
15 août 2009
Vitraux
église St Louis à La Roche sur Yon
Avez vous bien regardé le Christ ?
11 juin 2009
La tranche sur mer
07 juin 2009
angles ( 85 )
| La légende de la bête |
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Pays de mystères et de légendes, la cité angloise abrite une bien étrange histoire : la légende de " la bête qui mangeait la beauté des filles d'Angles ". Surmontant fièrement le fronton de l'église, d'aucun révèle qu'elle toise encore le passant d'un regard inquisiteur à la recherche de proies improbables. Entre réalité et imaginaire, il ne subsiste aujourd'hui qu'une légende qui raconte les méfaits d'une malebête dont les habitants n'ont jamais su si elle était un véritable ours malfaisant ou une incroyable créature démoniaque. D'ailleurs, vous ne verrez que peu d'entre eux lever les yeux au ciel pour détailler la morphologie de l'angoissante chimère, leurs regards évitant de croiser celui d'une malebête qui, aujourd'hui encore, inspire à la fois crainte et respect… | |
"... Une méchante bête, faite comme une grande ourse, mais trois fois plus grosse, ravageait les environs du bourg d'Angles. Elle faisait sa résidence, non loin d'un gué très fréquenté, dans une grotte qu'ombrageait un figuier, et surveillait de là tout ce qui se passait aux alentours. Les vieux hommes et les vielles femmes pouvaient impunément se montrer à petite distance de sa dent. Mais malheur aux bachelers et aux jeunes filles qui s'aventuraient à demi-lieue à la ronde, ils étaient impitoyablement dévorés. Son repas achevé, la bête allait baigner sa longue fourrure dans le ruisseau voisin, qui, depuis, a reçu le nom de Troussepoil. Vainement, on avait cherché à délivrer la contrée de ce fléau ; vainement les moines de Fontaines et de Talmond, ainsi que tous les curés du voisinage, sans parler du légat du Pape, avaient voulu s'en mêler, ils s'étaient adressés à plus fort qu'eux, parce qu'ils n'étaient pas assez purs. Un avait embrassé une fille, le matin, avant de tenter l'entreprise : un autre avait bu quatre chopines passé minuit ; un troisième, c'était le légat, avait cassé la tête d'un vilain, qui avait voulu baiser les pieds de sa mule. Un abbé d'Angles n'avait, au contraire, jamais regardé les joues des filles avec envie, il ne buvait que de l'eau claire, et, depuis trente ans au moins, on ne pouvait l'accuser d'avoir administré la moindre volée de coups de trique au plus chétif de ses vilains.
Donc, voyant que tous y perdaient leur latin, cet homme d'une piété exemplaire se décida à tenter lui-même l'aventure. Mais, avant de s'exposer à un si grand péril, il passa cinq jours et cinq nuits dans le jeûne et la prière. Au bout de ce temps, il alla résolument trouver le monstre dans son marais, le jeta d'un signe de croix à ses pieds et le rendit aussi doux qu'un agneau, rien qu'à le toucher du bout de son bâton pastoral. Une demi-heure après, il arrivait, suivi de la bête, sur la cohue d'Angles, au milieu de la foule des paysans à la fois épouvantée et joyeuse, qui clamait de toutes ses forces : " Miracle ! Miracle ! Gloire à Dieu ! Miracle ! " - Il n'y eut que les filles du bourg, naturellement folles comme des linottes, qui, au lieu de remercier l'abbé de les délivrer d'un pareil danger lui dirent en le gouaillant : " Dompis quand, père Martin, êtes-vous berger du diable ? ". L'abbé se contenta de les regarder de travers, et, touchant de nouveau la bête de sa crosse de bois, lui ordonna de gravir le long du pignon de l'église. Lorsqu'elle fut parvenue au sommet, il fit un signe de croix, ce qui la changea du coup en pierre. Puis il lui cria : " Tu ne vivras désormais que de la beauté des filles d'Angles ! ". Aussitôt dit, aussitôt fait, les bachelères assemblées sur la cohue se sentirent devenir laides, rien qu'à voir les yeux des garçons se détourner d'elles, et, à dater de ce jour, l'ourse a toujours eu le ventre gros comme une barrique, tant elle a tondu de près sa nourriture ; ce qui n'a point empêché les filles du bourg de courir après les hommes, tout aussi vite qu'avant leur malheur.. "
Epilogue
Vous l'avez compris, la malédiction était terrible : à chaque baptême, le visage angélique de la nouveau-née s'enlaidissait irrémédiablement si par malheur, ses jeunes quinquets croisaient l'épouvantable regard d'une malebête avide de fraîche vénusté. Et comment éviter la malédiction du Père Martin puisque du haut de son fronton, la bête montait inévitablement la garde sur l'unique portail de l'édifice ? Cruel dilemme…jusqu'au jour où les habitants eurent l'idée de génie de percer une porte latérale, masquée par un fort pilier de soutènement, trompant ainsi la vigilance de la bête privée alors à jamais de la délectation de ses si jolies proies.
Si vous passez dans notre charmant village, n'hésitez pas à vous arrêter devant notre magnifique église. D'un œil, surveillez la malebête et de l'autre, trouvez la porte latérale afin de pénétrer en toute quiétude dans un des plus beaux édifices religieux de Vendée. Et puis, pendant que vous y êtes, contemplez les jeunes filles qui s'égaient au coin des venelles puisqu'on dit que depuis ce temps-là, les filles d'Angles sont belles, belles à couper le souffle, même de la plus horrible des créatures du Démon…
L'église d'Angles est fondée dans la deuxième moitié du XIe siècle pour être desservie par des écclesiastiques ayant adopté une vie en communauté selon la règle de St Augustin. On désigne ces religieux d'un genre particulier sous le nom de " chanoines réguliers ". Leur mode de vie s'est répandu au XIe siècle à l'occasion de la fondation de nombreuses églises. L'église d'Angles est régie dans les premiers temps par un prieur, élu par les chanoines, d'où l'attribution originelle du nom prieuré pour qualifier l'édifice. Les bâtiments étaient identiques à ceux des moines, comprenant un cloître attenant à l'église, une salle capitulaire, un réfectoire, un dortoir…
La communauté d'Angles ayant prospéré jusqu'à pouvoir entretenir une douzaine de chanoines, elle est érigée en abbaye au XIVe siècle, date à laquelle le nom d'un premier abbé, Pierre Mesnard, est mentionné. Malheureusement, cette ère de prospérité n'est qu'éphémère puisque les troupes royales infligent de sérieux dégâts à l'église en 1371 alors que les ravages des Guerres de Religion mettent fin à la vie conventuelle en détruisant les bâtiments de l'abbaye et une partie de l'église vers la fin du XVIe siècle. Le service paroissial n'est alors plus assuré que par deux prêtres séculiers dans une église mutilée alors que les importants domaines de l'abbaye ne sont plus gérés que par des abbés commendataires. Ces abbés, sans fonctions religieuses mais disposant du titre, sont simplement tenus d'assurer au curé sa rémunération, la " portion congrue ", et se doivent d'entretenir l'église. De plus, du fait de l'éloignement de leur lieu de résidence, ils confient la gestion de leurs intérêts locaux à un " fermier général " habitant généralement le logis attenant à l'église. Le dernier de ces fermiers généraux fut le père du Général Belliard, une des célébrités Fontenaysiennes.
Ce système perdure jusqu'en 1791, date à laquelle la confiscation des biens ecclésiastiques sonne le glas de l'ancienne abbaye et ses multiples richesses foncières. Il ne reste plus aujourd'hui du lustre passé que la magnifique église abbatiale, devenue église paroissiale.
10 mai 2009
Luçon ( 85 ) suite
Des jolies planches en bois
09 mai 2009
Luçon ( 85 ) ( la cathédrale )
La porte est toujours ouverte
Un clic sur les photos et elles grandissent








































